Le marché des projecteurs compacts a longtemps été dominé par des produits fonctionnels mais ternes. Samsung a fait le pari de l’inverser avec le Freestyle original — un projecteur cylindrique qui se positionne debout, projette vers le haut ou en angle, et ressemble davantage à un objet de design qu’à un équipement audiovisuel. Le Freestyle+ reprend cette ambition pour le marché américain.

SammyGuru, SamMobile et Notebookcheck confirment le lancement du Samsung Freestyle+ aux États-Unis. Le Freestyle+ est une évolution du modèle original, avec des améliorations sur la luminosité, la connectivité et les fonctionnalités smart TV intégrées.

Ce que Samsung cherche avec ce segment

Le projecteur portable occupe une position intéressante dans la stratégie Samsung. Ce n’est pas le produit qui génère les volumes — les téléviseurs QLED et OLED restent le cœur du business display. Mais c’est un produit qui construit l’image de marque : il dit que Samsung peut faire des expériences immersives dans des formats inédits, sans contrainte d’installation.

La cible est claire : les jeunes adultes qui vivent en appartement, qui bougent souvent, qui ne veulent pas investir dans un téléviseur encombrant mais veulent quand même une grande image. Le Freestyle+ est une proposition directe à ce segment.

L’enjeu de l’écosystème

Là où le Freestyle+ marque des points, c’est dans son intégration à l’écosystème Samsung. Le connecter à un Samsung Galaxy, accéder aux applications SmartThings, coupler avec d’autres appareils Samsung — tout ça fonctionne plus naturellement que sur un projecteur tiers. Et c’est là l’enjeu réel : chaque appareil Freestyle vendu est un ancrage supplémentaire dans l’écosystème.

La question reste la même qu’au lancement du premier Freestyle : est-ce que les consommateurs sont prêts à payer le premium Samsung pour ce format ? Le lancement américain — le plus grand marché premium mondial pour ce type de produit — donnera la réponse.