170 hôtels de luxe en pipeline et 141 000 chambres à venir : Hyatt Hotels dépasse ses concurrents immédiats sur la densité de développement dans le segment haut de gamme. Le Miraval The Red Sea est le symbole le plus visible de cette stratégie, mais c’est l’ensemble du pipeline qui dit quelque chose sur la direction du groupe.

Miraval The Red Sea : la sortie d’Amérique

Miraval est la marque wellness haut de gamme de Hyatt — des resorts qui proposent des séjours immersifs axés sur le bien-être holistique, avec des programmes de nutrition, des soins de spa, des activités en plein air et une philosophie centrée sur la déconnexion. Jusqu’ici, Miraval était exclusivement américain : Tucson (Arizona), Austin (Texas), Berkshires (Massachusetts) et Lenox (Massachusetts).

Le Miraval The Red Sea, ouvert en début 2026 sur l’île de Shura en Arabie Saoudite, est le premier resort Miraval en dehors des États-Unis. 180 chambres, le plus grand spa de la destination Red Sea, positionné dans l’écosystème touristique de la Vision 2030 saoudienne.

Le pipeline Park Hyatt

Plusieurs nouveaux Park Hyatt sont en développement simultané :

  • Cabo del Sol (Mexique)
  • Cancun (Mexique)
  • Mexico City (Mexique)
  • Vancouver (Canada)
  • Phu Quoc (Vietnam)

S’y ajoutent l’Alila Mayakoba sur la Riviera Maya et le Kennedy 89 à Francfort (Unbound Collection by Hyatt). Le Park Hyatt Tokyo, propriété emblématique de la marque (connue notamment pour son rôle dans Lost in Translation), est en cours de rénovation avec une réouverture attendue.

Tamara Lohan à la tête du luxe mondial

Hyatt a nommé Tamara Lohan — cofondatrice d’i-escape, plateforme spécialisée dans les hôtels indépendants de caractère — au poste de Global Brand Leader Luxury par intérim. Un choix qui dit quelque chose sur la direction éditoriale que Hyatt veut donner à son portefeuille luxe : moins corporate, plus axé sur l’authenticité et la curation.

Le pipeline de 170 hôtels (141 000 chambres) dans le luxe représente un investissement de développement considérable — la majorité en contrats de gestion ou de franchise, pas en propriété directe. C’est le modèle asset-light que tous les grands groupes hôteliers ont adopté : grandir vite sans mobiliser de capital propre.